Le RPG PS1 dans l'ombre de Final Fantasy

Wild Arms, le jeu de rôle qui sifflait comme un western

Note joueurs
4.7/5
Histoire principale
29.6 h
Genre
RPG

Sorti au Japon fin 1996, quelques semaines avant Final Fantasy VII, Wild Arms a eu le malheur d'arriver au mauvais moment. Les quatre épisodes PlayStation sont au Catalogue des Classiques ; le premier reste le meilleur point de départ.

Filgaia est un monde en train de se dessécher, quelque part entre la fantasy médiévale et le western. On y croise des châteaux et des démons, mais aussi des saloons, des chasseurs de trésors et des armes à feu oubliées, les ARMs, que la population regarde avec méfiance. Le ton est donné dès l'introduction, portée par un thème sifflé à la guitare devenu l'emblème de la série.

Trois héros, trois histoires qui se rejoignent : Rudy, un garçon taciturne qui manie un ARM ; Jack, chasseur de trésors accompagné d'une souris capable de se faufiler partout ; Cecilia, princesse et apprentie magicienne. Après des prologues séparés, ils se retrouvent face à un retour des démons que l'on croyait vaincus depuis mille ans.

Ce qui distingue le jeu de ses contemporains, ce sont ses donjons. Chaque personnage dispose d'outils — bombes, grappin, baguette — qui servent à résoudre des énigmes d'environnement : allumer une mèche, ramener un objet, franchir un gouffre. On est plus près de Zelda que d'un enchaînement de couloirs et de combats.

Les combats, au tour par tour, passent eux en 3D avec des monstres en polygones, quand l'exploration reste en sprites 2D. Le contraste a vieilli, mais il a un charme d'époque. La traduction d'origine, en anglais, est parfois maladroite ; l'histoire tient pourtant bien, avec une vraie mélancolie.

Une trentaine d'heures, avec un rythme de croisière qui laisse le temps de s'attacher au trio. Les épisodes 2, 3 et 4, tous au Catalogue des Classiques, attendent à la suite.

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