Monster Hunter, sans la chasse
Monster Hunter Stories, élever les monstres plutôt que les chasser
Sorti d'abord sur 3DS, puis porté sur PS4 en 2024, Monster Hunter Stories prend l'univers de la série de Capcom et le retourne : ici, on ne traque pas les monstres, on les fait éclore et on combat à leurs côtés.
Le héros vient d'un village de riders, une communauté qui vit avec les monstres au lieu de les chasser. Quand une créature contaminée par le Fléau noir s'attaque au village, il part sur les routes pour comprendre d'où vient cette corruption qui rend les monstres fous.
Le principe tient de Pokémon : on visite des nids, on y dérobe des œufs, on les fait éclore pour obtenir des « Monsties » qui deviennent compagnons et montures. Chaque espèce a ses capacités d'exploration — sauter, nager, escalader — et ses talents en combat. Un rituel permet de transférer des gènes d'un monstre à l'autre pour composer des combinaisons sur mesure.
Les combats sont au tour par tour, une première dans la série, et reposent sur un pierre-feuille-ciseaux à trois attaques : puissance, vitesse, technique. Lire le type d'attaque qu'un ennemi s'apprête à lancer est la clé, et les grands monstres de la série changent de schéma en cours de combat. Simple à comprendre, plus subtil qu'il n'y paraît.
Le ton est celui d'un dessin animé, coloré et sans noirceur, ce qui en fait une très bonne porte d'entrée dans la série pour un public plus jeune ou pour qui trouve Monster Hunter trop rugueux. La version PS4 ajoute des voix japonaises et une galerie, sans toucher au jeu lui-même.
Comptez une trentaine d'heures pour l'histoire, bien plus pour compléter sa collection. La suite, Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin, plus ambitieuse et plus sombre, est elle aussi au catalogue.
Voir la fiche complète → · Voir la fiche sur le PlayStation Store ↗
