Le jeu le plus discuté du catalogue

The Last of Us Part II, une suite qui refuse de faire plaisir

Note presse
93
Note joueurs
4.5/5
Histoire principale
24.1 h
Genre
Tir, Aventure, Action

Note de presse parmi les plus hautes du catalogue, réception publique orageuse. Cet écart n'est pas un accident : le jeu est construit pour le provoquer.

Cinq ans après le premier épisode, Ellie a dix-neuf ans et vit à Jackson, dans le Wyoming. Un acte de violence la pousse à partir pour Seattle, avec une idée fixe. Le jeu suit cette vengeance sans jamais la rendre satisfaisante — c'est son projet explicite.

Sa structure est son coup de force et sa cause de rejet. À mi-parcours, le jeu vous retire le personnage que vous suivez et vous place, pendant de longues heures, dans les bottes de quelqu'un que vous aviez toutes les raisons de détester. Il vous fait vivre ses journées, rencontrer ses proches, comprendre ses raisons. Beaucoup de joueurs ont vécu ce basculement comme une trahison ; c'est précisément l'effet visé.

Le jeu se veut inconfortable jusque dans ses mécaniques. Les ennemis humains s'appellent par leur prénom, crient quand un camarade tombe, et les chiens qu'il faut abattre ont un nom. Tuer reste efficace et satisfaisant à exécuter, et le jeu s'arrange pour que ce plaisir vous revienne en pleine figure. On peut trouver le procédé appuyé — plusieurs critiques l'ont écrit — mais il est assumé de bout en bout.

Sur le plan technique, c'est une démonstration : animations, éclairage, accessibilité (le jeu est cité comme référence du secteur sur ce point). Les affrontements sont aussi nettement plus ouverts que dans le premier épisode, avec de vrais espaces à contourner.

Une vingtaine d'heures, denses et éprouvantes. Ce n'est pas un jeu qu'on recommande à la légère, et si vous cherchez le confort du premier, mieux vaut le savoir avant de commencer.

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