Le meilleur jeu du Catalogue des Classiques

The Last of Us, le classique qui a redéfini l'écriture de jeu vidéo

Note presse
95
Note joueurs
4.8/5
Histoire principale
14.7 h
Genre
Aventure, Action

Douze ans après sa sortie, il reste la meilleure note du Catalogue des Classiques. Non pour sa technique, largement dépassée, mais pour ce qu'il a prouvé qu'un jeu pouvait raconter.

Amérique, 2033. Vingt ans plus tôt, un champignon du genre Cordyceps a franchi la barrière des espèces et transformé ses hôtes humains en créatures agressives. Joel, contrebandier endurci, accepte une livraison de plus : conduire Ellie, quatorze ans, hors de la zone de quarantaine. Elle est immune.

Le dispositif est classique — un adulte fermé, une enfant à protéger, une route — et le jeu ne cherche pas à le dissimuler. Sa réussite est ailleurs : dans la façon dont la relation se construit par petites touches, souvent en dehors des séquences scénarisées. Une remarque lancée en marchant, un silence après une scène de violence, une blague qui tombe mal. Naughty Dog avait compris avant beaucoup d'autres que le trajet compte davantage que les rebondissements.

Le jeu est aussi remarquablement avare. Les munitions manquent, les affrontements sont brefs et sales, et la furtivité n'est pas un style de jeu élégant mais un pis-aller. Cette pénurie constante fait de chaque rencontre une décision : contourner, ou dépenser ce qu'il vous reste.

Il faut signaler ce que l'âge a fait : les schémas de niveaux sont étroits, l'intelligence des ennemis est datée, et certains passages de combat ont mal vieilli. Ce sont les limites d'un jeu de 2013, remis à niveau graphiquement mais pas repensé.

Une quinzaine d'heures suffisent pour le terminer. C'est le genre de durée qui convient à ce qu'il veut faire, et il s'arrête exactement quand il faut — sa dernière scène est d'ailleurs l'une des plus discutées du médium.

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