Le classique PS1 qui vous traque

Resident Evil 3: Nemesis, l'original que le remake n'a pas remplacé

Note presse
75
Note joueurs
4.7/5
Histoire principale
6.8 h
Genre
Action

En 1999, Capcom ajoutait à la formule Resident Evil un ennemi qu'on ne peut pas semer. L'épisode PS1 est au Catalogue des Classiques, et il contient encore des choses que sa version de 2020 a laissées de côté.

Raccoon City tombe. Jill Valentine, rescapée du manoir du premier épisode, tente de quitter une ville envahie par le virus d'Umbrella. L'histoire commence quelques heures avant celle de Resident Evil 2 et se termine après, ce qui en fait le chaînon qui relie les deux.

Sa signature, c'est le Nemesis : une créature conçue pour éliminer les membres des S.T.A.R.S., qui surgit à des moments imprévus, enfonce les portes et poursuit Jill d'une pièce à l'autre. On peut fuir ou le combattre pour récupérer des objets ; dans les deux cas, la peur change de nature. Ce n'est plus l'angoisse du couloir suivant, c'est celle d'être suivi.

Le jeu introduit aussi des choix à chaud. À certains moments, l'écran se fige et propose deux options — sauter par la fenêtre ou affronter, fuir par l'égout ou rester — qui modifient la scène suivante, voire la fin. S'y ajoutent une esquive et un système de fabrication de munitions à partir de poudres à mélanger.

Le remake de 2020 a fait le choix d'une aventure plus resserrée et a retiré plusieurs lieux, dont la tour de l'horloge, ainsi que ces choix. Le mode bonus « Mercenaries », débloqué après la fin, est lui aussi propre à cette version. Pour qui a joué au remake, l'original n'est donc pas une redite.

Caméras fixes, maniabilité « tank » : il faut une petite heure pour s'y refaire. Ensuite, c'est un jeu court, autour de six ou sept heures, conçu pour être rejoué, avec des objets et des énigmes qui varient d'une partie à l'autre.

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