Le petit jeu Sony à rattraper
Concrete Genie, cinq heures pour repeindre une ville
Un adolescent harcelé, une ville portuaire abandonnée et un pinceau magique. Concrete Genie, du petit studio Sony Pixelopus, est passé inaperçu en 2019. C'est l'un des jeux les plus doux du catalogue.
Ash vit à Denska, une ancienne ville de pêcheurs que la pollution a vidée de ses habitants. Il passe son temps à dessiner dans un carnet que des garçons du quartier lui arrachent et éparpillent. En courant après les pages, il découvre un pinceau capable de donner vie à ce qu'il peint sur les murs.
Tout le jeu tient dans ce geste. On peint au mouvement de la manette, en choisissant des motifs tirés de son carnet : des arbres, des étoiles, des aurores, des feux de camp. Les murs s'animent, la lumière revient dans les rues, et chaque quartier se rallume guirlande par guirlande. Il n'y a ni score ni jugement : on peint ce qu'on veut, où on veut.
Certaines peintures prennent vie pour de bon. Les génies sont de petites créatures que l'on compose soi-même, qui suivent Ash sur les murs et l'aident à franchir des obstacles en échange de dessins. Ils sont le cœur affectif du jeu, et sa meilleure trouvaille.
Le dernier tiers bascule vers des combats plus classiques, moins réussis que le reste. Mais le jeu ne perd jamais son sujet : les harceleurs ont eux aussi leur histoire, et le jeu prend le temps de la raconter sans en faire une leçon.
Cinq heures environ, un peu plus pour tout rallumer. Pixelopus a été fermé par Sony en 2024 : Concrete Genie est l'un des deux seuls jeux du studio, et la meilleure raison de se souvenir de lui.
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