Le meilleur jeu de plateforme classique

Jak and Daxter, le monde d'un seul tenant

Note presse
90
Note joueurs
4.8/5
Histoire principale
9.8 h
Genre
Plateforme, Action

En 2001, les jeux de plateforme 3D étaient découpés en niveaux séparés par des écrans de chargement. Celui-ci a fait tenir le monde entier d'une seule pièce, sur PlayStation 2.

Une planète lointaine dominée par les ruines d'une civilisation disparue, les Précurseurs, qui ont laissé derrière eux l'éco — une énergie déclinée en couleurs aux effets distincts. L'éco sombre, capable de déformer le vivant, est convoitée par Gol Acheron, qui envoie ses Lurkers en récolter. Après un accident, Daxter est transformé en créature hybride ; Jak part chercher le moyen de le rendre à sa forme humaine.

L'exploit technique est resté célèbre. Il n'y a aucun écran de chargement entre les zones : on passe d'un village de pêcheurs à une montagne enneigée en marchant, le monde se dévoilant continûment. Sur le matériel de l'époque, cela imposait un système de streaming que peu de studios maîtrisaient, et cela change la perception du lieu — on a le sentiment d'un territoire, non d'une succession de tableaux.

Le jeu lui-même est d'une lisibilité exemplaire. Jak court, saute, frappe, plane un peu ; il n'y a pas d'arbre de compétences ni d'améliorations à gérer. La progression se mesure en cellules d'énergie ramassées, qui ouvrent l'accès aux zones suivantes. Tout est immédiatement compréhensible, y compris pour un enfant, et rien ne se périme.

Le duo fonctionne aussi grâce à un choix d'écriture : Jak ne parle pas, Daxter parle tout le temps. Le commentaire sarcastique permanent donne son ton au jeu, et a directement influencé une génération de compagnons bavards.

Une dizaine d'heures pour l'histoire. Il est au Catalogue des Classiques, donc réservé aux abonnés Premium — et c'est l'un des meilleurs arguments de ce catalogue.

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