Un indé court et exceptionnel

Undertale, le RPG qui vous regarde jouer

Note presse
92
Note joueurs
4.7/5
Histoire principale
7 h
Genre
RPG

Sept heures pour en voir le bout, une réalisation volontairement rudimentaire, et l'une des meilleures notes indé du catalogue. Undertale ne ressemble à rien d'autre, et ce n'est pas un slogan.

Le point de départ tient en deux lignes. Humains et monstres se sont fait la guerre ; les humains l'ont emporté et ont scellé les monstres sous terre. Longtemps après, un enfant tombe dans la montagne Ebott et doit remonter. Vous êtes cet enfant.

Undertale emprunte les codes du RPG classique — exploration, rencontres, points d'expérience — mais en détourne le cœur. Les combats se jouent comme des mini-jeux de tir façon bullet hell, où vous esquivez les attaques adverses dans une petite boîte. Surtout, chaque affrontement offre une alternative : frapper, ou épargner. Discuter, flatter, fuir, comprendre ce que veut vraiment la créature en face.

Ce choix n'est pas décoratif. Le jeu retient ce que vous faites. Les monstres réagissent, les personnages changent de comportement, et le récit diverge selon que vous avez traversé le monde en tuant tout ou en n'éliminant personne. Certaines rencontres deviennent radicalement différentes — parfois beaucoup plus difficiles — parce que vous avez décidé d'épargner.

C'est l'œuvre d'un seul homme, Toby Fox, qui en a écrit le scénario, le code et la musique. Cette bande-son est d'ailleurs devenue célèbre à elle seule, et une bonne partie de la réputation du jeu tient à la façon dont elle accompagne chaque personnage.

Sept heures, c'est court, et c'est délibéré : Undertale ne s'étire jamais. Si vous cherchez un jeu qui se termine en un week-end et dont vous parlerez encore dans six mois, il est difficile de faire mieux dans le catalogue.

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