Le meilleur jeu de plateforme indé
Celeste, gravir une montagne pour parler d'autre chose
Un jeu de plateforme exigeant où l'on meurt des centaines de fois, et qui parle en réalité d'anxiété et de doute de soi. Celeste réussit les deux, sans que l'un n'affaiblisse l'autre.
Sur le papier, Celeste est un jeu de plateforme en deux dimensions : Madeline escalade une montagne à travers plus de cinq cents tableaux répartis en huit zones. Elle peut s'agripper à n'importe quelle paroi et effectuer une ruée dans les airs. Deux verbes, pas davantage — et toute la difficulté vient de leur combinaison.
Le jeu est dur, et il l'assume. Vous mourrez beaucoup. Mais la réapparition est instantanée et le tableau recommence exactement où il s'était interrompu : on ne perd jamais plus de trois secondes. Cette boucle très courte transforme l'échec en apprentissage plutôt qu'en punition, et c'est probablement la leçon de game design la plus citée du jeu.
En parallèle, Celeste raconte l'histoire de Madeline confrontée à son propre reflet, littéralement : une version d'elle-même la poursuit et la contredit. L'ascension devient la métaphore d'un combat intérieur contre l'anxiété. C'est fait sans lourdeur, en quelques dialogues bien écrits, et la montagne finit par signifier ce qu'elle doit signifier sans que personne ait besoin de l'expliquer.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, chaque zone cache une version remixée nettement plus exigeante, et des faces B conçues pour les joueurs qui maîtrisent déjà tout. Le jeu propose aussi un mode d'assistance qui permet de ralentir le temps ou de rendre la ruée infinie : la difficulté est un choix, jamais une barrière.
Comptez environ huit heures pour l'histoire principale, beaucoup plus si vous voulez tout décrocher.
Voir la fiche complète → · Voir la fiche sur le PlayStation Store ↗
