Le jeu le plus court, et le plus drôle
Thank Goodness You're Here!, deux heures de comédie pure
Un jeu qui ne dure pas deux heures et n'a aucune ambition d'en durer davantage. Il ne veut qu'une chose : vous faire rire, et il y parvient mieux que n'importe quoi d'autre au catalogue.
Vous êtes un commercial de passage à Barnsworth, une petite ville du nord de l'Angleterre. En attendant votre rendez-vous, vous faites le tour du bourg et rencontrez les habitants, qui vous confient une série de petits travaux de plus en plus étranges.
Le jeu se décrit lui-même comme un slapformer : un jeu de plateforme où l'essentiel de l'interaction consiste à frapper les choses. Vous pouvez sauter, et vous pouvez donner une claque. C'est tout. Presque tous les décors réagissent à cette claque, souvent de façon disproportionnée, et la progression consiste à découvrir ce qui se casse.
Toute sa valeur réside dans l'écriture et le dessin. L'humour est spécifiquement britannique du nord — absurde, déclamé avec un accent épais, appuyé sur un sens du non-sens qui refuse d'expliquer quoi que ce soit. Un boucher aux ambitions démesurées, un poissonnier en crise, une tarte d'une taille problématique. Rien n'est justifié, et c'est le propos.
Graphiquement, c'est un dessin animé déformé, aux personnages étirés et aux couleurs saturées, animé avec une énergie qui ne faiblit pas. Le travail sonore est aussi remarquable : chaque objet frappé a son bruit, et la partition se nourrit de vos bêtises.
Deux heures, éventuellement trois si vous cherchez tout. C'est court, c'est assumé, et c'est exactement le type de jeu qu'un abonnement permet d'essayer sans réfléchir — ce qu'on ne ferait probablement pas en l'achetant.
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