Le classique PS1 qu'on a oublié

Syphon Filter, l'espion que Metal Gear a éclipsé

Note presse
90
Note joueurs
4.5/5
Histoire principale
9.9 h
Genre
Tir, Action

Sorti quelques mois après Metal Gear Solid, il en a payé le prix. Vingt-cinq ans plus tard, sa note reste parmi les plus hautes du Catalogue des Classiques.

Une organisation terroriste s'emple d'un virus baptisé Syphon Filter. L'agent Gabe Logan est chargé de la retrouver. Le scénario tient du thriller d'espionnage de son époque, avec des complots gouvernementaux, des trahisons et des laboratoires secrets.

Le jeu propose une approche différente de son illustre contemporain. Là où Metal Gear Solid imposait une vue de dessus et une infiltration stricte, Syphon Filter adopte une caméra à la troisième personne derrière l'épaule et laisse le choix : se cacher, ou assumer le combat. C'est, dans les faits, une préfiguration de ce que deviendront les jeux d'action-infiltration modernes.

Son arsenal a fait sa réputation, en partie pour de mauvaises raisons. Le taser, notamment, permet de maintenir la décharge jusqu'à ce que la cible s'enflamme — un détail que les joueurs de l'époque ont retenu, et qui dit assez le goût de la fin des années 1990 pour ce genre d'excès.

Ce qui a le mieux vieilli, ce sont les missions : compactes, variées, avec des objectifs clairs et des cartes conçues pour plusieurs approches. Un métro, un parc, une ambassade. On y retrouve une densité que les jeux d'action ont perdue en s'allongeant.

Ce qui a mal vieilli, en revanche, est la visée, rigide, et la caméra, qu'il faut apprivoiser. Une dizaine d'heures. C'est une curiosité historique autant qu'un bon jeu, et le genre de titre qu'on ne trouve nulle part ailleurs qu'au Catalogue des Classiques.

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